L'agame arlequin

L'agame arquelin aurait été introduit à La Réunion en 1865 avec des boutures de canne à sucre de Java. Présent dans presque toutes les régions du monde, il fait partie de la famille des Agamidés, constituée de plus de trois cents espèces.

Appelé à tort "caméléon" à La Réunion, il y est largement représenté, ayant totalement colonisé les basses altitudes, bien qu'on le retrouve dans les altitudes moyennes (800 mètres), voire extrêmes (2000 mètres). Il aime passer son temps sur les troncs d'arbres ou sur les rochers, mais aussi les cultures de cannes à sucre, entre autres.

Le jour, il se transforme en un véritable chasseur. Principalement insectivore, il est aussi "omnivore opportuniste" se nourrissant au passage de végétaux, petits vertébrés, serpents, oeufs, petits oiseaux. Mais il est aussi cannibale attaquant les jeunes de sa propre espèce. Le prédateur aurait par ailleurs contribué à l'extinction d'espèces indigènes et demeure une possible menace pour les derniers reptiles endémiques de La Réunion.

Digne représentant du patrimoine de l'île, l'agame arlequin est un lézard vif et rapide de petite taille, mesurant entre 20 et 35 centimètres. On le reconnaît à sa très longue queue effilée, plus longue que son corps, et à sa crête dorsale. Il arbore une robe grise et brune, laquelle devient rouge ou orangée lors de la saison des amours pour les mâles. Sa coloration reste variable, des lézards noirs ayant déjà été repérés.

L'adaptation du reptile est en partie dûe à sa stratégie de reproduction : les femelles peuvent stocker le sperme pendant une période de 6 mois, limitant ainsi le besoin de s'accoupler. En cas de circonstances défavorables, elles sont aussi capables de conserver les oeufs dans leur corps pendant un semestre en baissant leur température de 3 à 5°, et même décider de pondre moins d'oeufs au profit d'oeufs plus gros contenant plus de réserves nutritives afin d'assurer la survie de leurs petits.

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