"Je n'aime pas les cellules de Malartic, je préfère être à Domenjod"

Adrien.G, un charmant jeune homme de 25 ans, plein d'entrain, comparaissait devant le tribunal de Champ-Fleuri pour avoir commis, le 20 septembre dernier, un car jacking. Vers 18h00, dans le parking de la Rue Saint-Anne à Saint-Denis, une...
Adrien.G, un charmant jeune homme de 25 ans, plein d'entrain, comparaissait devant le tribunal de Champ-Fleuri pour avoir commis, le 20 septembre dernier, un car jacking. Vers 18h00, dans le parking de la Rue Saint-Anne à Saint-Denis, une femme téléphone tranquillement dans sa voiture quand soudainement, un individu ouvre sa porte et la somme de le conduire quelque part. Alors qu'elle refuse, le jeune homme lui assène un coup de poing si violent, qu'il la blesse à la tempe et à l'oreille. Elle se voit prescrire une ITT de 10 jours, parvient à décrire son agresseur et se souvient surtout qu'il avait les yeux rouges.  Face à ce refus, il insiste, mais elle réussit à s'enfuir de son propre véhicule. Finalement, il prend sa place et part avec la voiture. Pour sortir du parking, payant, il se dit qu'il ne va tout de même pas s'arrêter et payer, préférant défoncer la barrière. En poursuivant sa folle route, il percute une première voiture et finit par s'encastrer dans une seconde qui était en stationnement. Le souci, c'est qu'une jeune femme était au volant. Elle est blessée et choquée dans ce choc violent, elle se verra prescrire une ITT de 2 jours.  Interpellé sur dénonciation de sa compagne Le jeune homme sort du véhicule volé et s'enfuit. Hasard du calendrier, ce jour-là, une patrouille de police est en faction en raison d'une visite officielle et entend un bruit d'impact. Les policiers somment le conducteur de stopper le véhicule, il n'obtempère pas. Ils le perdent de vue dans un premier temps, avant de retrouver un peu plus loin, encastré dans une 207 en stationnement. Ils constatent que l'homme s'est enfui. Il sera interpellé, quelque temps plus tard, sur dénonciation de sa compagne ou de son ex-compagne, on ne sait pas trop. Ils sont en concubinage depuis le mois d'avril dernier, elle est maman de 9 enfants, lui a un enfant de son côté, qu'il n'a pas reconnu.  Ne tenant pas en place devant le président, il explique seulement qu'il était sous effet, alcool et rivotril. Plus bavard pendant sa garde à vue, il a eu, tout de même, une explication rationnelle : "J'avais fait un rêve prémonitoire la veille, j'ai rêvé que je commettrais cette agression". Fort d'un casier judiciaire de qualité avec 5 condamnations, il est sorti de prison le 16 mars dernier où il a purgé une double peine de 5 ans plus un an de sursis grâce au système de confusion des peines. En effet, en 2014, il avait écopé de 2 fois 3 ans pour vol avec violences en l'espace de 12 jours seulement.  Il commet 4 infractions et se vante de ses exploits À cet égard, la procureure lui demande : "À quel moment vous allez vous arrêter ?", la réponse est brève, mais concise, "Quand mi va comprendre". "Un homme, six victimes, dont deux avec des préjudices physiques. Il commet 4 infractions et se vante de ses exploits. Il a une absence totale de prise de conscience et pas un mot pour les victimes", assène la procureur qui requiert 4 ans de prison, la révocation totale du précédent sursis d'une année ainsi qu'un mandat de dépôt.  La défense, pas aidée par le comportement de son client, rappelle à quel point son enfance fut difficile et violente. Elle rappelle également qu'il a été dénoncé par son ex-compagne et qu'il reconnaît les faits. "Il s'est construit dans la violence", conclut-elle. "Je n'aime pas être dans les cellules de Malartic, je préfère être à Domenjod", avait dit le prévenu lors de sa garde à vue, son voeu est exaucé par le président pour une durée de 2 ans, plus une année de révocation de sursis avec mandat de dépôt. 

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