Apavou, qui cède 1800 logements à la CDC Habitat, sera devant la Cour d’appel ce mercredi

A la veille de son passage devant la Cour d’appel de Saint-Denis, prévu ce mercredi 20 juin, Armand Apavou, patron du groupe éponyme, a annoncé lors d’une conférence de presse sa décision de céder 150 millions d’euros d’actifs à la CDC...
A la veille de son passage devant la Cour d’appel de Saint-Denis, prévu ce mercredi 20 juin, Armand Apavou, patron du groupe éponyme, a annoncé lors d’une conférence de presse sa décision de céder 150 millions d’euros d’actifs à la CDC Habitat, principal actionnaire de la SIDR. Une annonce sans surprise car depuis le 4 juin dernier, dans une interview accordée au « Quotidien de La Réunion », le président du conseil d’administration du groupe Apavou avait déjà dévoilé son plan de bataille pour sauver sa « boutique ». Il faut dire qu’en mars dernier, le tribunal de commerce ne lui avait pas fait de cadeau. Le tribunal avait liquidé 9 des 11 sociétés du groupe. Une décision qui avait entraîné près de 80 licenciements.. Dans cette interview, alors que nombreux sont ceux qui le croyaient « mort » économiquement parlant, Armand Apavou laissait clairement entendre qu’il allait se battre jusqu’au bout pour ne pas perdre la face. Raison pour laquelle, il avait alors fait appel de la décision du tribunal de commerce. Il avait déjà son plan en tête. C’est ce qu’il a dévoilé, hier après-midi, lors d’une conférence de presse, à savoir la vente pour 150 millions d’euros d’actifs à la CDC Habitat. Concrètement, il s’agit de 1800 logements sur les 2500 que compte son groupe. Ces 150 millions d’euros devraient ainsi lui permettre d’apurer le passif évalué à 130 millions d’euros et de recapitaliser son groupe. Les 1800 logements concernés sont ceux des immeubles « Coquillage », « Europa », « Baies roses » et « Lataniers ». Toujours dans cette interview du 4 juin dernier au journal « Le Quotidien », Armand Apavou, manifestement très confiant de lui, déclarait : « On se battra pour que l’audience du 20 juin 2018 se passe bien. On se serre les coudes pour présenter un meilleur dossier. Quel que soit le résultat, on vendra des actifs dans les meilleures conditions. 200 millions pour payer tout le monde et se reconstruire. Nous avons les moyens d’être notre propre banquier et on va le faire. La réglementation permet, dès lors que vous avez plus d’actif que de passif, de récupérer vos sociétés une fois le passif payé. Aujourd’hui, il n’y a plus de stock de logements à La Réunion. Les bailleurs sociaux ont réduit leurs programmes de moitié et l’Etat a coupé les vivres. Des gens comme nous ont un rôle à jouer en faisant ce que les autres ne savent pas bien faire. Cette entreprise a beaucoup d’avenir. Ce qui est important, c’est la valeur ajoutée que nous apporterons. Quel que soit le jugement, on se battra pour apporter à nouveau à La Réunion ». Et en guise de conclusion, Armand Apavou ajoutait, sûr de lui : « le groupe sera toujours là après cette date… du 20 juin ».  Armand Apavou n’est pas du genre à se laisser faire. Reste à savoir maintenant quelle sera la décision de la Cour d’appel de Saint-Denis. Réponse ce mercredi.

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